L'essor d'Icalia (Icalia, Chapitre 1)

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par niuttuc, le , 1064 consultations , 5

  Chroniques guerrières



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Il y a un certain temps sur la SMF, on pouvait parfois lire les chroniques guerrières de certain membres, des récits sérieux ou non, descriptifs ou narratifs, d'une histoire située dans l'univers de Magic (et dans son extension plus ou moins parodique destiné à la Secte). Si le théâtre, sur le Forum, est l'endroit pour faire interagir les personnages, c'est dans les chroniques que les êtres solitaires pouvaient s'épanouïr. Si vous voulez vous y mettre vous aussi, n'hésitez pas à passer sur le forum, on ne mord personne!


Désormais tout le monde fait silence, l'histoire va commencer:




Un silence respectueux habitait la pièce. La lueur déclinante d'un ciel dégagé en ce début de soirée éclairaient des visages qui partageait pour la plupart tout les traits d'une famille. Une seule personne, en fait, n'en faisait pas partie, celle-là même qu'on écoutait. Qu'on attendait. Enfin, après ces quelques instants de silence, une voix, plutôt aigüe, mais aux timbre différent de celui des voix courantes, s'éleva et raconta :

« -L'histoire qui nous intéresse commença il y a bien longtemps, je vous invite à remonter le temps, à traverser l'Aether et les Plans. Cette histoire commence donc il y a environ cinq cents ans, dans les contrées d'Otaria, sur la Baie du Balshan. C'est autour de cette baie que naquit une enfant. »

« Mais d'abord, parlons de ses parents. Ils étaient avemains, hommes-oiseaux de mon peuple. Deux aigles qui s'aimaient parmi leur fiers congénères. Ce qu'il ne savaient pas, c'était que leurs ancêtres s'étaient pliés aux désirs d'hommes venus d'ailleurs. Ces sorciers espéraient, par des croisements heureux, obtenir de forts êtres, pour combattre dans leur guerre. Ils s'appliquaient chez eux dans ce but, mais ce détachement là était venu sur Otaria et, entre autre, étendaient leurs bras sur des races qu'ils n'avaient jamais croisé, nous. Mécontents, ils repartirent après quelques dizaines d'années, mais les fruits de leur tests étaient là pour rester, ses descendants se croisant parfois par accident. Ainsi, sans le savoir, quand deux parents s'aimèrent, l'enfant qui en résulta était ce que ces étrangers avaient cherché à créer. D'autres apparaîtraient plus tard, exceptionnels résultats de ces croisements, mais vous connaissez peut-être l'histoire de Kamahl, et de sa sœur Jeska. »

-De qui ? » Demanda l'un des enfants, sa curiosité piquée par ces noms étrangers.

« -Je vous garde cette histoire-là pour un autre soir, mais reprenons le cours de la nôtre. Notre jeune avemaine avait certains talents, et fut bien vite envoyée dans l'école du Balshan. Les aigles avaient tendance à devenir des guerriers, mais les talents en magie de la jeune fille étaient indéniables. L'établissement qu'elle fréquenta était une école de savoir, de magie et de nombreux talents, dont les sorciers étaient réputés partout sur Otaria. Mais si des avemains y était bien présents, elle fut l'un des rares aigles parmi les hiboux omniprésents. Cette différence, bien vite surmontée, fut soulignée lorsqu'elle rejeta la magie qu'on apprenait dans cette école illustre. Si elle était capable de lancer les sorts qui lui étaient enseignés, elle ne ressentait avec eux aucune affinité. Aussi commença-t-elle a chercher des variantes, et tomba sur quelque livres de magie du Silence. Celle-ci était la sienne, elle la maîtrisait comme personne dans cette école-là. Agir avant le sort et non réagir à son lancé, la magie de la prévention, et non de la réaction. Empêcher une personne d'incanter, l'empêche de former son sort. Accessoirement, un sort de Silence est aussi très utile quand on veut lire un livre tranquillement. Bref, sitôt son cursus fini, avec des résultats moyens, elle dit au revoir à ses parents, et partit chercher des personnes et des lieux ayant plus d'informations sur cette magie là. Son voyage l'emmena en dehors d'Otaria, à travers Djamuraa, Shiv, Terisiare. Elle resta même quelques temps à Tolaria. Voyager seule était dangereux, mais la jeune avemaine, volant de ses ailes, armée de ses magies et de ses serres, évita la plupart des problèmes et se débarrassa des autres. »

La narratrice s'arrêta alors pour boire dans une coupe amenée par le père, utilisant un tube prévu à cet effet. Les enfants profitèrent de ce moment pour poser leurs questions :

« -C'est sur Dominaria ?
-Elle a rencontré des dragons ?
-Elle volait entre les continents ? Comme les oiseaux migrateurs ?
-On peut utiliser la magie du Silence pour éviter de se faire gronder ? »

Cette dernière question attira un petit froncement de sourcil de la mère de famille en train d'écrire au fond de la pièce, mais il était accompagné d'un petit sourire. La conteuse répondis avant de reprendre son histoire :

« -Alors, oui, c'est sur Dominaria, elle a vu des dragons sur Shiv et ailleurs, mais ils n'étaient pas très intelligents. Elle rencontrerait bien plus tard un Dragon lors d'une histoire qui, bien que passionnante, attendra une autre fois. Non les avemains sont trop lourds pour des vols entre les continents, surtout seuls. La solitude est la pire des ennemies dans les voyages, aussi traversa-t-elle les mers et les océans sur des bateaux. Je ne pense pas que ta maman te gronde souvent sans raison, j'ai tort ? » ajouta-t-elle à l'intention du dernier. Sans attendre de réponse, mais un regard lui confirma cette information, elle reprit le cours de l'histoire :

« Durant ses voyages, elle était une curiosité. Sur Dominaria, en dehors d'Otaria, il y avait très peu d'avemains. Mais Dominaria est un grand monde, et si l'ignorance la rejeta parfois, la plupart des lieux cultivés l'acceptèrent comme une étrangère. Elle approfondit ses connaissances de la nature de la magie. De la différence entre incantation et sort, de celle entre les différents types de manas. Elle appris auprès de nombreux individus et dans quelques écoles, enseignant à son tour. Elle devint capable de stopper toute magie autour d'elle, qu'elle soit déjà en cours ou à venir. Elle devint l'un des mages maîtrisant la catégorie de sort qu'on appelle l'Interdiction. »

« Mais elle découvrit et vit aussi des choses sans rapport dans ses pérégrinations. Elle fut témoins de milles merveilles sur ces continents étrangers, mais aussi de milles horreurs. Des vestiges de guerres passées depuis des millénaires encore dangereux, des forêts entières ayant repoussé sur des anciens champs de batailles. Elle lut des récits poussiéreux de la guerre des Frères, des rapports parlant de sorts lancés sur le monde entier. Otaria avait connu sa part de morts et de désastres, mais apparemment, rien de l'échelle qui affectait le reste de Dominaria à intervalles irréguliers. Elle finit par rentrer chez elle, sur Otaria. »

« Elle rentra d'abord dans son Balshan natal, essaya quelque temps d'y enseigner sa magie. Mais l'enseignement ne l'avait jamais vraiment intéressée et elle repartit vite dans les cieux d'Otaria. Elle découvrit vite une occupation qui utilisait certains de ses talents tout en satisfaisant sa soif de voyages. Elle devint messagère, diplomate. Pour aucune coterie ou tribu en particulier, mais ses talents et ses ailes lui permettaient de transmettre les messages sans trop de problèmes. La magie du Silence est aussi celle du son, et elle pouvait ainsi transmettre les messages oraux tels qu'ils lui étaient confiés, quand on lui faisait confiance avec leur contenu. Au bout d'un certain temps, elle fut également conviée aux réunions où les accords étaient conclus, afin de s'assurer qu'aucune magie ne viendrait perturber les prises de décision des deux camps. Elle devint la Messagère du Silence.
Bientôt, on lui fit assez confiance pour qu'elle puisse se permettre d suggérer quelque modification d'un accord, ou soulève un problème qui avait échappé à l'attention de ceux qui lui demandait son assistance, toujours en essayant de ne favoriser aucun parti. »

« Elle resta dans ce rôle quelque années, jusqu'à ce qu'une visite ne change le cours de sa vie et de nombreuses autres. C'est lors d'une réunion plus houleuse que les autres entre des représentants de la Coterie et de l'empire des Céphalides, qu'un homme apparut. Elle avait l'impression d'avoir déjà vu son visage quelque part, mais il éclaira sa mémoire sitôt qu'il prit la parole. Urza. »

Le nom eu l'effet escompté . Parmi l'auditoire, on connaissait ce nom. Le nom du héros ou du monstre dans la moitié des histoires sur Dominaria que les enfants avait entendues. Sa pause eu l'effet escomptée, et, parmi le tumulte interrogatif on lui posa bientôt la question qu'elle attendait :


« Pourquoi Urza était là ?

-Urza était venu faire ce que la Messagère faisait depuis des années. Délivrer un message. Sauf qu'il venait délivrer le sien propre. Un avertissement, et un appel au rassemblement. L'avertissement était à propos d'une invasion, de celle du monde entier. Par des monstres qu'il se préparait à combattre depuis des siècles, des millénaires même. Des monstres si horribles qu'il faudrait que tout Dominaria s'allie pour seulement avoir une chance de vaincre. Les amis avec leurs ennemis et un nombre incalculables d'inconnus. Urza montra par des illusions les engins de guerre des envahisseurs qu'il avait combattu avec la première vague. Des engins métalliques qui conquéraient les cieux, débarquaient des troupes, ou détruisaient des villes. Il partit rapidement, demandant une réponse dans deux semaines, affirmant que, cette fois, Otaria ne se tiendrait pas à l'écart, que cette guerre allait embraser le monde dans son intégralité. »

« Notre héroïne, comme vous, avais lu et entendu des récits sur Urza. Sur les guerres que menait cet homme. Sur les horreurs qui déferleraient sûrement sur Otaria s'il y amenait sa guerre. Durant la semaine qui suivit, elle vola sans relâche et contacta en son nom propres toutes les factions pour lesquelles elle avait négocié, porté des messages ou aidé. En effet, un plan avait germé dans l'esprit de la jeune femme. Des engins qui volait et des envahisseurs d'un autre monde devait utiliser de la magie dans leur déplacements, dans leur armes. Avec l'aide d'un nombre de mages suffisant, elle pourrait sans doute isoler Otaria de cette magie. Empêcher aux étrangers de pénétrer l'île. »

« Bien entendu, les différentes factions, mêmes celles, rares, qui supportèrent son idée, refusèrent d'engager une fraction importante de leurs mages sans assurances que les autres feraient de même, et comme une bonne partie refusa dès l'exposition du plan, ce plan ne récolta pas assez de support, et de loin. Les différents dirigeants n'avait aucune idée des horreurs qui avaient touché le reste de Dominaria, et qui toucherai bientôt Otaria. La plus grosse partie d'entre eux n'avait que de rares contacts, strictement commerciaux, avec le reste du Plan. Même ceux qui croyait à cette histoire d'invasion pensaient que ce ne serait pas la première invasion qu'ils repousseraient. »

« Elle était désespérée. Sans protection, Otaria serait sans aucun doute annexée par les envahisseurs, ou détruite dans les combats. L'invasion approchait, et, les aigles ayant une bonne vue, elle avait aperçu des engins ressemblant à ceux montrés par Urza, petits et effilés, voler plus haut qu'elle ne monterait jamais. Des éclaireurs à n'en pas douter. De plus en plus abattue, un sort d'une échelle plusieurs fois supérieure à tout ce qu'elle avait jamais lancé commença à se former dans son esprit, pendant qu'elle se dirigeait vers les plaines Darues, accumulant le plus de mana possible en chemin. Finalement, elle arriva au cœur des plaines, et prépara l'incantation. »

A ces mots, la conteuse changea de sujet :

« Saviez vous qu'à cette époque, Dominaria avait deux lunes ? »

La curiosité des enfants fut piquée, et d'un mouvement de tête, indiquèrent leur ignorance. La mère, qui, après avoir fini un parchemin, en attaquait un autre, plus grand, eu un petit sourire connaisseur.

« L'une brillait toutes les nuits du mana qu'elle contenait, on l'appelait la Lune Scintillante, et elle contenait le même genre de mana qu'utilisait la Messagère du Silence pour sa magie. Peu de gens le savait, mais elle était au courant, elle l'avais appris durant ses voyages. Elle avait un autre nom : la Lune d'Annulation. De nuit, à l'apogée de cette lune, elle lança son sort, l'ultime sort d'Interdiction, et le relia à la Lune, devenant son Nexus. »

« Son sortilège était terrible. Seule, elle ne pourrait pas créer une barrière autour d'Otaria pour bloquer les envahisseurs. Seule, elle ne pourrait pas se permettre d'être sélective. Son sort absorbait toute magie dans sa zone d'effet. Retournant aux lignes ley celle qu'il ne pouvait pas utiliser, croissant et se renforçant par celle qu'il comprenait. A chaque fois que de la magie était absorbée, elle était filtrée par l'esprit de l'avemaine au cœur du sort. Elle sentit peu à peu de le mana la traverser à mesure que son sort s'étendait dans des zones habitées. Plus de mana qu'il ne devrait jamais passer à travers du corps d'un être vivant. La douleur était le monde du Nexus, et la douleur supplémentaire de ce qu'elle faisait s'ajoutait à sa conscience. Chaque sort dissipé pouvait être un sort de soin sauvant la vie de quelqu'un, ou un simple sort servant à cuire un pain. Très vite, la simple étendue du sort fut proche de l'insupportable pour celle qui serait appelée la Fin des Sorciers, et pourtant, le sort ne recouvrait qu'à peine les plaines Darues, loin de tout Otaria. La concentration en mana d'Ordre autour d'elle était telle qu'aucun mouvement n'était plus possible. Dans un cercle de quinze pas, l'entropie ne changeait plus et les brins d'herbes étaient tous parallèles. Le sort était indépendant désormais, même si le corps de son Nexus mourrait, elle ne s'en rendrait pas compte et subirait la douleur. Chaque nuit, il s'équilibrerait avec la Lune d'Annulation, lui envoyant le mana qu'il aurait absorbé en trop, en récupérant si besoin en était. »

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« Un tel sort n'est pas naturel, très rares sont les êtres à pouvoir créer et surtout lancer ce genre de sort sans en mourir, ne serait-ce que sur une ville. Elle ne devait sa survie qu'aux sélections effectuées sur ses ancêtres, ayant trouvées terrain fertile en son corps et son esprit. Mais même cela avait une limite, bientôt atteinte. Le Nexus d'Interdiction ressentit alors un flux de mana à nulle autre pareille être absorbé par son sort et lui être transmis. Son Interdiction progressa de plusieurs lieues. Son sort venait, sans que ce fut son intention, d'absorber l'Embrasement de l'Étincelle d'un Arpenteur des Plans, et de lui transférer, sans sa connaissance, avant d'absorber la magie de sa première marche derrière l'air. »

« -Un Planeswalker, comme Maman ? » Demanda un des enfants, profitant de la pause de d'hydratation de la conteuse pour satisfaire sa curiosité enfantine, sur des sujets qui étaient des secrets pour certains des êtres les plus puissants de chaque Plan.

Un sourire pris les yeux de la personne racontant cette histoire d'un autre temps.

« Non, un Arpenteur des Plans, comme Urza. Ta maman et moi sommes des Planeswalkers, l'équivalent des Arpenteurs des anciens temps. Même si les deux peuvent 'marcher par-derrière l'air' comme vous dites, ils n'étaient pas des êtres de chair et de sang, et ils vivaient des milliers d'années. Ils étaient tellement puissants et différents des autres que les gens ne comptaient plus à leur yeux.

-Il leur est arrivé quoi ?

-Ils étaient tellement puissants que le monde les a punis et fait disparaître il y a des dizaines d'années. » Après cette interruption, elle repris son histoire :

« Avec cette transformation, son esprit s'étendit, et la douleur disparut. Elle ne savait pas encore ce qui lui était arrivé, et elle le découvrirait avec le temps, mais le sort crût encore et encore jusqu'à englober tout Otaria, le continent et l'empire sous-marin des Céphalides autour du continent. Toute magie disparut d'Otaria cette nuit là, pour ne pas réapparaître avant plusieurs siècles, aucune magie ne pouvant perturber l'Interdiction, protégeant son Nexus par un ordre parfait, se renforçant chaque nuit par la Lune. Sur Otaria, ils furent nombreux à mourir, de l'absence de magie, de ceux s'en plaignant, ou pire, de ceux qui s'en ravissaient. L'avemaine figée au milieu des plaines fut blâmée et maudite par beaucoup, révérée et adorée par d'autres. Elle gagna de nombreux noms. La Sorcière/Déesse du Silence, la Fin des Sorciers, la Loi Unique, la Statue des Plaines, la Briseuse de Magie. La Coterie et ses combats, les druides, les barbares, les nains, les céphalides, les dragons, tous durent se passer de magie. Diabolisée, peu firent le lien entre la Fin des Sorciers et la Messagère du Silence, bien moins connue dans le peuple. »

« L'armée d'invasion arriva et s'écrasa une centaine de mètres après la frontière de l'Interdiction, dans l'océan, drainée de toute magie. Une telle quantité de magie arriva à la Sorcière ce jour-là qu'elle ne put tout renvoyer dans les lignes ley, et qu'une partie s'inscrit définitivement en elle. Seuls les céphalides ayant pillé certains des vaisseaux et achevé les rares survivants en surent quelque chose. »

« Plus tard, les envahisseurs refirent un essai, et tentèrent de fusionner le continent avec un continent de leur monde. L'Interdiction ne put absorber ce continent arrivant d'une direction impossible. Sans savoir comment, usant le mana de la conflagration absorbé par son sort, la Briseuse de Magie détourna le continent dans une autre direction impossible. Encore une fois, malgré quelques conséquences, ses actions passèrent pour la plupart inaperçues, classées comme désastre naturel. »

« La vie continuait, sans magie. Les écoles enseignèrent autre chose, des connaissances furent perdues. On détruisit la plupart des références à la Sorcière ou à sa magie. Publiquement, elle fut la responsable de biens des maux et des impôts qui apparurent sur Otaria à cette époque. »

« Puis, un jour, après des mois ou des années, le temps n'avait plus vraiment d'importance pour le Nexus d'Interdiction, la Lune d'Annulation fut percée, et tout son mana disparut. Comme plus vraiment grand monde n'essayait de faire de magie sur Otaria, l'Interdiction perdit sa recharge nocturne, et se résorba en quelques jours jusqu'à ne plus couvrir que les plaines, puis la Sorcière, puis disparaître. L'Interdiction n'avait en tout duré que quelques semaines. Lorsqu'elle se dissipa complètement, la nouvelle nature de l'avemaine, délayée par l'Interdiction, reprit ses droits et elle marcha derrière l'air pour la première fois. Pour ses adorateurs dans la plaine, la Statue s'éveilla et s'effondra, avant de disparaître. Au fil du temps, elle fut oubliée, l'année de l'Interdit une légende racontée par les parents, puis grand-parents, aux enfants. Finalement, seule une statue d'une avemaine sans nom pris sa place dans les plaines, placée là par ceux qui avait révéré cette forme immobile. Otaria échappa à l'invasion et à la destruction, et la Sorcière arriva dans un monde où elle se débarrassa des noms qu'elle avait accumulé, la plupart étant même inconnus d'elle, et reprendre celui que ses parents lui avaient donné. Icalia. »

« -Mais c'est toi ! » s'écria un enfant, fier de sa perspicacité.

« -Oui, c'était moi, il y a bien longtemps.

-Mais cette histoire n'est pas vraie, si ? » demanda un autre.

« -Toutes les histoires sont vraies lorsqu'on les raconte.

-Il t'es arrivé quoi après ? » enchaîna le premier.

« C'est toute ce que vous aurez pour ce soir, peut-être un autre jour vous pourrez me convaincre de poursuivre cette histoire. »

Quelques demandes fusèrent encore avant que le calme ne soit installé par le père, qui emmena les enfants pendant que la mère rangeait son matériel d'écriture. Icalia regarda par la fenêtre, contemplant les nuages au-dessus et au-dessous d'elle, lui rappelant la liberté du vol, sans qu'elle n'ai besoin de décoller, les toutes dernières lueurs du jour offrant un panorama époustouflant entre les nuages. Tamiyo roula le parchemin et se leva, regardant ostensiblement les parchemins cerclés de fer qui ne quittait jamais la pièce où elle était. Icalia reprit la parole :

« Nul besoin, je n'ajouterais pas à ta charge actuelle. Fais attention cependant, si tu l'utilise un jour, à ne pas en devenir la prisonnière comme je l'ai été. »

« Très bien. », répondit Tamiyo. Elles commencèrent à marcher dans le couloir menant à leurs chambres respectives. « Il faut que je vous informe qu'un nouveau groupe s'est formé parmi les Planeswalkers.
-Ah ? » La question était formulée avec un intérêt non dissimulé. Les groupes généraient souvent des clients importants.
« -Ils se font appeler les Sentinelles, et disent vouloir protéger le Multivers des menaces interplanaires. Ils se sont occupés très... Crûment des Eldrazis, je ne sais pas si vous étiez au courant de ce qu'ils sont ou de leur libération sur Zendikar ? »
L'avemaine (en était-ce encore une?) hocha la tête. Évidemment.

« La dernière eldrazi m'a manipulée et forcée à utiliser ceci, » dit-elle en touchant un des trois rouleaux bardés de fer. Icalia fronça les sourcils pendant que Tamiyo continuait : « Non sans l'avoir modifié pour qu'il l'aide à l'enfermer dans la lune d'Innistrad.
-Modifié ? Emrakul voulait être enfermée ? Innistrad va bien ?
-'Aller bien' est un peu vague à définir pour Innistrad, mais globalement oui. Et oui aux deux autres questions.
-Intéressant. Cela rembourse bien l'histoire que je t'ai donnée ce soir. Tes enfants font un public charmant, et ces vieilles histoires méritent d'être rappelées. » Arrivant devant la chambre d'ami que Tamiyo lui avait préparée, elle se retourna vers elle :
« Bonne nuit, Tamiyo.
-Bonne nuit à vous également, Icalia. »

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L'univers de Magic: the Gathering, incluant Dominaria et Kamigawa, ainsi que ses personnages (Tamiyo et sa famille, Urza, Kamahl, Jeska, les Phyrexians) sont la propriété intellectuelle de Wizards of the Coast.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires, questions et autres remarques dans la section commentaire, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.

5 Louanges

Crash019, le 30/08/2017

Yes trop cool, enfin une histoire a se mettre sous la dent en attendant les articles magic story du mercredi, surtout pendant les vacances !

Note : 10/10

Valàar, le 26/04/2017

J'aime beaucoup !!
Si tu comptes faire une suite, ce sera la suite des aventures d'Icalia ou l'histoire d'un autre fanwalker ?

niuttuc, le 26/04/2017

Probablement la suite de l'histoire d'Icalia déjà (une fois que j'aurais eu le temps de lire un peu d'oldwalker dans les bouquins histoire que ce soit à peu près cohérent). J'ai deux ou trois autres idées de fanwalker mais pour l'instant ils sont sur le côté.

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niuttuc, le 25/04/2017

170 vues et pas un avis? Allez les gens, manifestez-vous, j'ai l'impression d'écrire uniquement pour moi-même!

ylloh, le 26/04/2017

C'est un bon début Pour essayer de montrer aux lecteurs où tu vas, n'hésite pas à mettre comme un quatrième de couverture en début d'article pour préciser le contexte de l'histoire et les prochaines grandes actions. Ca donnera envie au lecteur de se plonger dans l'histoire et de suivre la suite.

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